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La sortie d’un livre exhume une nouvelle fois le
corps de Federico García Lorca.
Enrique Amorim, amant de Garcia Lorca, écrivain et poète,
uruguayen et argentin, millionnaire et communiste, marié, mais
homosexuel, ami de Picasso et autres artistes aurait emmené le
corps de Lorca en Argentine ou en Uruguay.
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Le secrétaire
général du syndicat UGT (Union
Générale des Travailleurs) José
Ricardo Martinez touche un salaire de 2 300
euros mensuels comme
technicien à la Renfe (sncf espagnole).
Un poste de travail qu’il n’occupe bien sûr pas, mais
reçoit en plus 73 000 euros annuels
comme conseiller de la
Caisse d’Epargne Caja de Madrid et
108 000 autres annuels pour assister aux Conseils d’Administration
de sucursales paralèlles comme la Fundación
Carlos Segovia.
Un syndicaliste qui se permet ensuite des harrangues à la tribune
de son syndicat contre la droite et son système capitaliste.
Faut-il préciser qu’il avait obtenu ces places
de complaisance du gouvernement socialiste
de José-Luis Rodriguez (Zapatero)? Pas étonnant après
qu'il n'ait
pas eu envie de pousser ses troupes à manifester contre les décisions
du gouvernement d'augmenter l'âge de la retraite à 67 ans
et qu'il en ait maintenant contre
la réforme laborale de Mariano Rajoy.
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Le juge Garzon devant un tribunal spécial.
Le juge Garzon est jugé ces jours-ci pour avoir mis sous écoute
un grand nombre d'avocats qui avait
plus ou moins un lien avec "el caso Gurtel". Le juge d'instruction
(fiscal) estime que l'écoute des deux
avocats défendant deux personnes accusées de blanchiment
d'argent était justifiée, mais pas les autres.
De fait, Garzon ne risque pas grand-chose. Il est déjà difficile
à un de juger un des leurs. Puis, Garzon
a récusé tous les juges ne lui étant pas politiquement
favorables. Le cas Garzon
étant extrêmement politisé, aucun juge ne voudrait
passer pour un facho.
Premier Verdict. La droite se
félicite d'avoir une justice d'un Etat de droit et la gauche crie
au scandale!
09/02/2012. Verdict surprise: 11 ans d'inhabilitación (interdiction
d'exercer sa profession ). El "tribunal Supremo" a jugé
que son attitude
était digne d'un juge d'un état totalitaire où l'on
se croit tout permis.
Il est vrai que la carrière de Garzón est pleine d'actions
qui sortent de l'ordinaire, mais aussi des compétences dites "normales"
d'un juge
Le fait de s'être attaqué à Pinochet en Amérique
du Sud, à Berlusconi en Italie, s'être attaqué aux
crimes du franquisme
après avoir refusé d'enquêter sur la mort des 8000
prisonniers "politiques" de Torrejon de Ardoz, s'être
lancé en politique
au PSOE contre la droite, font de ce juge un personnage quelque peu farfelu,
mais surtout ambitieux. Devenir célèbre en choquant !
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Deuxième chef d'inculpation pour le juge Garzón.
Décidemment l'Espagne reste coupée en deux et on pourrait
dire de plus en plus. On peut le constater
en parcourant les pages Internet, qu'elles viennent de la presse ou de
simples particuliers. Alors que
la gauche crie au scandale et accuse "l'extrême droite"
et les "nostalgiques du franquisme" de
vouloir empêcher toute enquête sur le passé, et présente
le juge Garzon comme une victime, la
droite l'accuse de partialité et même d'acharnement. Elle
met en avant les énormes subventions
accordées par le gouvernement Rodriguez Zapatero pour la recherche
des charniers de
victimes du franquisme, alors qu'il n'y a eu aucune recherche pour les
victimes des "républicains".
Ce procès accuse Garzon de partialité et de violer la loi
d'amnistie votée pendant la transition.
Notamment en demandant les fiches d'état civil de Franco, Mola,
Queipo de LLano et Yagüe.
Que dit la loi ? Juridiquement Garzon, en tant que juge, aurait dû
savoir qu'on ne peut enquêter sur
des morts pour la simple raison qu'étant morts, ils ne peuvent
pas se défendre. Ce travail revient aux
historiens. Mais ce procès est tellement politisé qu'il
ne peut rien en sortir de bon. Il ne sert qu'à exacerber les
passions et attiser la haine entre ces deux Espagne. Une énorme
responsabilité!
Le verdict des 11 années de suspension concerne-t-il
les écoutes illégales ou le délit de prévarication
( s'attaquer sciemment à une résolution illégale)
concernant les crimes du franquisme. Ou les deux ? On ne sait plus très
bien, mais le verdict est là
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Troisième inculpation du juge Garzón.
Selon la presse espagnole, le juge doit répondre d’une troisième
inculpation. En effet, le juge aurait demandé
des sommes importantes, et en aurait reçu d’autres gracieusement,
pour promouvoir des sociétés pendant son
séjour à New-York où il donnait des cours. Ces sociétés
bancaires seraient El banco de Santander
et BBVA qui auraient "gratifié" le juge d’un total
de 2.5 millions de dollars (dont 1.3 million en espèces).
Au passage, des journalistes soulignent que le juge avait prononcé
des non-lieux à quelques dirigeants
de BBVA et attendait logiquement les retours d'ascenseurs. Que dira la
justice ? Je doute que celle-ci rende
le même verdict que s'il agissait d'un simple ouvrier
!
Le tribunal a décidé
qu'il y avait prescription pour ce troisième délit. En effet
les faits ce seraient produits au mois de mai 2007 et la plainte a été
déposée au mois de juin 2010. Un mois trop tard puisque
la prescription étaient de trois ans. Le juge Garzón n'aura
donc pas à rendre les 2.5 millions de dollars
qu'il a reçu des banques.
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El caso Urdangarin.
Un nouveau scandale -un de plus après le
milliard d'euros que le gouvernement Rodriguez
Zapatero a distribué aux syndicats sur trois ans pour avoir la
paix sociale- esclabousse cette fois
la maison Royale. Chaque jour apporte de nouvelles preuves d'énormes
détournements et évasions
fiscales vers Belice imputées cette fois au gendre du Roi Juan-Carlos
Urdangarin. Le détournement d'argent destiné à des
enfants handicapés atteindrait
500 millions d'euros. Le plus gros scandale
de toute l'Histoire touchant la Royauté.
En Espagne il y a 648 cas de corruption en
cours d'instruction touchant la classe politique.
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Résultats des électtions générales
du 20 novembre 2011
PARTIS ......................................................VOTES ...........SIEGES
2011..........SIEGES 2008
PP (droite)..................................................10.830.693
.................186 ..........................154
PSOE (parti socialiste)... ............................6.973.880 .................110..........................
169
CiU (catalans)..............................................1.014.263
...................16............................ 10
IU (gauche unie)......................................... 1.680.810 ...................11
..............................2
AMAIUR (pro ETA legalisé par PSOE).......333.628 .....................7
UPyD (Divers droite)..................................1.140.242 .....................5..............................
1
PNV (parti nationaliste basque)....................323.517.....................
5.............................. 6
ERC............................................................... 256.393
.....................3...............................3
BNG ...............................................................183.279
.....................2 .............................2
CC-NC-PNC.................................................. 143.550 .....................2.............................
2
COMPROMÍS-Q ..........................................125.150 .....................1..............................0
FAC..................................................................
99.173..................... 1 .............................0
GBAI ................................................................42.411
.....................1..............................0
EQUO ............................................................215.776.....................
0
PACMA .........................................................101.557
.....................0 ..............................0
Eb ....................................................................97.706
......................0
PA....................................................................76.852
.......................0
PxC................................................................. 59.781
.......................0
P.R.C.............................................................. 43.903
.......................0
PUM+J ...........................................................27.098.......................
0 .............................0
P.C.P.E........................................................... 26.436........................0..............................
0
PIRATA......................................................... 25.180.......................
0
ANTICAPITALISTAS ..................................24.456 .......................0
UCE ................................................................16.148.......................
0
PH ...................................................................10.047
.......................0............................. 0
ESPAÑA 2000.................................................. 9.256
.......................0
RPS...................................................................
7.446....................... 0
SAIn..................................................................
6.646....................... 0
HARTOS.ORG ................................................3.803.......................
0
ANC..................................................................
3.172 .......................0
FE de las JONS (extr.droite)...........................2.901 ........................0.............................
0
C.D.L. ..............................................................2.839........................
0
PRAO ..............................................................2.483
........................0
UxV ..................................................................2.447
.......................0
P-LIB ...............................................................2.076
........................0
PCAL ...............................................................2.047
........................0
PREPAL ..........................................................2.007........................
0
POSI ................................................................1.993........................
0
D.N. .................................................................1.858
........................0 ..............................0
Caballas ..........................................................1.725.........................
0
On peut s'apercevoir qu'une réforme de la loi électorale
espagnole est nécessaire. Par exemple l'UPyD avec 1.140.242 voix
n'a que 5 députés, alors
que AMAIUR avec 333.628 voix en a 7
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Los indignados del 11 M (Les indignés du 11 mai)
Le 11 mai 2011 alors que la campagne électorale
était close et que les élections allaient avoir lieu
le dimanche 13 suivant, naît d’on ne sais où, un mouvement
spontané de ras-le-bol qui réunit quelques
dizaines de personnes sur une place de Madrid. Grâce (ou à
cause) d’Internet et des téléphones
portables, le "mouvement" croît rapidement, s’étend
aux autres villes d’Espagne, puis, tout aussi
rapidement traverse les frontières et s’installe dans beaucoup
d’autres états. Sa durée sera plus
ou moins longue suivant les pays ou les villes et reviendra sporadiquement
ça ou là. On l’appellera
tout de suite "los indignados del 11 M". En français
: Les indignés du 11 mai.
Il est vraiment dommage qu’à ce mouvement spontané,
réunissant des jeunes, mais aussi des moins
jeunes, de personnes n’en pouvant plus des "systèmes"
ayant engendrés cette crise, viendront
s’ajouter un tas de parasites qui vont l’altérer et
nuire à son image. Viennent, en effet, s’y greffer,
des casseurs, des chômeurs professionnels, des pickpockets, des
excentriques, des farfelus, ceux qui
veulent en faire une récupération politicienne, ceux qui
voient là un moyen de faire la fiesta, etc.
etc. Et quand les "vrais indignés" regagneront leurs
domiciles, eux resteront, provocant la colère
des riverains et des commerçants prêts de la faillite. Si
bien que les journalistes nous enverront
souvent des images de barbus, de crasseux, d’autres couverts de
chaînes et de cuir avec des crêtes
violettes, rouges ou bleues ce qui donnera une image tronquée du
"mouvement" du départ. La langue
de bois du politiquement et socialement correct empêchera que l’on
puisse faire la différence
entre les vrais indignés, ceux dont leurs cris viennent du fond
du cœur, et ces professionnels du
chômage, exploiteurs de la société.
Entretien avec un "indignadísimo"
Nous sommes indignés et le mot ne traduit pas vraiment notre exaspération
-me dira un architecte
sans travail- nous sommes vraiment à bout. Nous n’avons plus
aucun espoir. Le communisme a été
un échec, le capitalisme individualiste et égoïste
tel qu’il est aujourd’hui n’est plus supportable. Avant,
une majorité travaillait pour une minorité de privilégiés.
Soit une pyramide du bas vers le haut.
Aujourd’hui la pyramide s’est inversée. Une minorité
doit nourrir une majorité et enrichir toutes
sortes de catégories de privilégiés : des professionnels
de la politique, des hauts fonctionnaires,
les banquiers, des planqués, les faux chômeurs, les faux
malades, une immigration chaque fois plus
nombreuse de gens qui pensent trouver le paradis et qui se retrouvent
dans une misère, différente,
mais misère quand même. La différence entre les riches
et les pauvres est chaque fois plus
grande. La politique est complètement pourrie. En Espagne, les
socialistes sont des incompétents.
Ils gouvernent à vue, improvisant à chaque difficulté,
mais sans oublier de s'en mettre plein les
poches en détournant l’argent du contribuable. Ils subventionnent
les syndicats pour qu’ils ferment
leurs gueules. Ils casent toute leur famille dans des supers emplois en
les inventant si nécessaire.
De l’autre côté, la droite exulte à chaque nouvelle
erreur du gouvernement Rodriguez Zapatero,
(Perez Rubalcaba maintenant) Et plus que l’Espagne va mal et plus
qu'elle est contente.
Elle espère ainsi prendre le pouvoir rapidement en dénigrant
l’adversaire. (Note de moi : je dirais
plutôt l’ennemi) Tous ces politiciens de merde, s’ils
voulaient vraiment sortir le pays du désastre,
auraient dû unir leurs efforts. Toutes les idées étaient
indispensables, mais non, c'est chacun pour
soi et la guerre pour le pouvoir.
Au lieu de ça, la retraite a été repoussée
à soixante sept ans avec 35 ans de cotisations minimum,
et les années de chômage ne compte pas ; le salaire des fonctionnaires
a été diminué en principe
de 7 %, mais bien plus dans la réalité. Les carburants ont
subi une augmentation vertigineuse,
l’automobiliste paye pour tout. La police distribue des contraventions
pour la moindre petite
infraction. Ce n’est pas de la prévention, c’est de
l’arnaque étatisé, organisé par un gouvernement
aux abois, envers le citoyen tranquille et bon père de famille.
Tant pis s’il n’arrive pas à boucler
les fins de mois ! Les familles qui n’arrivent pas à rembourser
les emprunts se font expulser de
chez eux. Leurs logements sont saisis et vendus par les banques à
des financiers à des prix
dérisoires, mais les malheureux doivent continuer à rembourser
leurs emprunts quand même.
On voit de plus de mobilisation citoyenne pour empêcher ce genre
d’expulsion ce qui montre
le degré d’exaspération des espagnols face à
ce qu’ils considèrent comme une injustice insupportable.
De nombreuses petites entreprises ferment chaque jour avec un effet domino.
En effet, le fabricant
qui n’arrive pas à avoir toutes les pièces nécessaires
pour ses montages doit fermer les portes à
son tour. Nous allons vers la faillite complète de notre pays –affirme-t-il,
d’un air désespéré-.
Face à cela, qu’ont fait des gouvernements de différentes
"Autonomies" ? Pour diminuer les
chiffres officiels du chômage (Note de moi : presque 5 millions
de chômeurs, 21 % de la population
active. Chiffres juin 2011) ils ont embauché 247 000 fonctionnaires
supplémentaires, surtout dans
les régions les plus touchées. A quoi serviront ces nouveaux
fonctionnaires ? –il me fait la question
et la réponse- : A augmenter la pression fiscale sur une population
déjà exaspérée, surtout qu’une
bonne partie a été embauchée dans la police.
Chaque "Autonomie" (note de moi : toutes ?) a créer ses
propres ambassades dans différents pays
comme s’il s’agissait d’un Etat souverain. Avec un total
de 170 ont écrit plusieurs journaux.
Ce qui entraîne un coût insupportable pour l’Espagne
d’aujourd’hui en acquisition ou construction
et maintenant en fonctionnement, car chaque ambassade a ses propres fonctionnaires
de toutes
catégories. Autre cause de surcoût pour l’Espagne :
le train de vie et les "besoins" de ses
Autonomies. Chacune voulant être privilégiée par rapport
aux autres ou ne voulant pas être lésées,
elles réclament toutes le maximum du gouvernement central. C’est
ainsi que nous voyons ça et là
des travaux gigantesques qui ne correspondent pas du tout à ces
temps de crise.
Et il conclut : -"C’est de cet état de choses qu’est
parti ce Mouvement des Indignés. Toutes ces
personnes qui sont venues s’y ajouter, ont doit les considérer
comme anecdotiques. Il existe bien
une indignation, une exaspération profonde de l’espagnol
moyen qui réfléchit, contre cette société
qui ne sait plus où elle va et ne pense qu’à en tirer
profit sur le dos des autres. Je ne pense pas qu’il
s’arrête là"-.
Je ne le pense pas non plus. La presse joue un rôle
dont les conséquences ne sont pas mesurables.
Nous avons l’expérience de mai 68. Certains "leaders"
sont encore là à des postes clés. La presse en
a fait des "héros", des révolutionnaires en quelque
sorte, même si en réalité, il ne s’agissait
que de
"grandes gueules". Chaque époque veut sa guerre ou sa
révolution. Certains dans los indignados
commencent à se prendre au sérieux. Ils veulent imposer
leurs idées et parler, non pas d’égal à égal
avec les élus, mais leur
donner des leçons. Bientôt ils voudront leur prendre la place.
On en reparlera !

Bientôt ils voudront prendre leurs places
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Elections municipales et régionales. Le PSOE vient
de perdre les élections municipales et régionales
ce 22 mai 2011. Peu de villes restent à gauche. La PP, parti de
droite, ne les a pas gagnées, c'est le
Psoe qui les a perdues. José-Luis Rodriguez Zapatero y est d'ailleurs
pour beaucoup.
La "mémoire historique" les charniers
franquistes jetés à la figure du PP, les agissements du
juge
Garzon, le terrorisme intellectuel -tous ceux qui ne votent pas à
gauche sont des "fachas"-, la démolition
de l'héritage catholique, rien n'y a fait.
le secret de l'isoloir facilite beaucoup les choses. Puissions-nous en
tirer des enseignements !
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Nouvelle attaque de la gauche athée contre les
catholiques en Espagne.
Après le mariage des gays, les baptêmes civils,
les communions civiles, des organisations athées, proche
du gouvernement socialiste de José-Luis Rodriguez Zapatero, veulent
organiser des processions athées
pendant la Semaine Sainte. Des affrontements violents sont à craindre.
Janvier-Février 2011: Accord gouvernement-syndicats
Le gouvernement de Rodriguez-Zapatero a signé
un accord sur le recul de l'âge de la retraite avec
les principaux syndicats. A vrai dire le grand public n'a pas encore compris.
Et aux questions posées
par journalistes et les téléspectateurs, le ministre en
charge répondait d'une façon si vague qu'en fait
personne n'y comprenait grand-chose. La retraite est passée officiellement
à 67 ans, mais avec un
minimum d'années de cotisations. Les années de chômage
ne rentrent pas en ligne de compte. La
retraite sera calculée, non pas sur les meilleures années
comme en France, sinon sur les dix dernières
années. Le salaires des fonctionnaires a subi une baisse de 5 %
(Certains disent 7 %) et la rumeur dit
qu'il devrait en subir aune autre dans les prochains mois.
Les syndicats ont signé avec de très larges sourires et
ont posé pour la photo toutes les mains unies :
président, ministres et syndicalistes. Les déclarations
après ces accords nous font voir qu'ils ont été
signés avec un large consensus.
En gros pourtant, ces accords prévoient un allongement moyen de
l'âge de la retraite de deux ans.
Ce qui le fait passé à 67 ans (Beaucoup plus suivant la
carrière et les années de chômage pour certains)
et une diminution -moyenne aussi- de 20 % pour l'ensemble des retraites.
Et un français dit :"mais chez nous il y aurait une révolution
! Comment se fait-il que les syndicats
espagnols ont signé - et signé l avec le sourire, cet d'accord
?"- Les mauvaises langues disent :
-"d'abord parce-que le gouvernement est un gouvernement de gauche
(au moins sur le papier)
et deuxièmement le gouvernement Rodriguez-Zapatero leur a octroyé
747 millions d'euros de
subventions!"-
Il est vrai qu'il y a de quoi faire taire quelques scrupules
!!!!!!!!
L'Espagne en novembre 2010
José-Luis Rodriguez vient d'ajouter de l'huile sur le feu. Des
gestes complètement inutiles et qui ne
mènent à rien de bon
1. Pendant la visite de Benoît XVI, il a quitté
ostensiblement l'Espagne pour une visite en Afghanistan
qui n'était pas nécessaire ni prévue.
2. Il a interdit les offices religieux dans la basilique
del Valle de los Caídos. Conséquence : des milliers de fidèles
ont assisté à une messe,
que le curé de la paroisse célébré en plein
air, devant l'entrée de la basilique malgré une pluie battante.
3. A Ceuta et Melilla, il a déplacé le
jour férié de l'Assomption pour que les musulmans célèbrent
le
jour du mouton qui tombe le même jour.
4. Et alors que les retraites ont été "gelées",
le salaire des fonctionnaires "baissé" de 5 à
7 %,
le budget pour les comités chargés de la "mémoire
historique" et les subventions aux syndicats ont
été considérablement augmentés. La tension
monte encore d'un cran entre les deux Espagne.
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L'espagne Avril 2010
L'Espagne est en pleine effervescence. Depuis déjà quelques
années, le gouvernement de José-Luis
Rodriguez a entrepris une mission dangereuse pour la paix. La "ley
de memoria histórica", a
réveillé toutes ces passions qui ne se sont jamais vraiment
éteintes en Espagne. Maintenant le juge
Baltazar Garzón en rajoute.
Il suffisait de regarder les manifestations de ce 25 avril (2010) pour
trembler en pensant à l'avenir de
l'Espagne. Dans les manifestations de soutien au juge, tous les partis
de gauche étaient là. Il y
avait quelques ministres et députés, les syndicats, les
intellectuels engagés comme Almodovar par
exemple, (l'homosexualité étant mieux accueillie par la
gauche que par la droite) Les gens faisant des
discours ou interrogés à la télévision se
disaient sans haine et sans rancune, mais le ton employé ne
cadrait avec les paroles, bien au contraire. Les nombreux drapeaux républicains
présents n'étaient
pas là pour rappeler des souvenirs, mais arborés comme une
revendication prête à exploser.
A quelques rues de là, la phalange manifestait elle aussi avec
ses drapeaux et ses flèches . On pouvait
lire sur les pancartes –nous revendiquons notre passé et
nous en sommes fiers-. Dans des villes, les
manifestations ont fini en bagarres suivies de charges plus que brutales
de la police. La tension devient
palpable chez les espagnols, mais personne n'ose en parler s'il n'est
pas sûr de son interlocuteur, cela
prouve que la guerre civile est là et bien là, toujours
présente dans les esprits.
Le consensus de la transition est rompu et, à mon humble avis,
la gauche joue avec le feu. Je me refuse
à croire qu'elle est dans le même état que les communistes
de l'époque, prêts à en découdre avec la droite
pour, enfin; l'écraser à tout jamais.
Cette situation appelle une réflexion approfondie, froide, neutre,
scientifique, sans parti pris, ni esprit
partisan. Pour ma part je me suis posé quelques questions. Je n'ai
trouvé aucune réponse.
Prenons déjà le juge Garzón. Ce juge s'est découvert
une âme de justicier. Tout comme Don Quijote,
il veut défendre la veuve et l'orphelin. C'est bien et certain
disent même que c'est très bien, mais
alors pourquoi ne s'attaque-t-il qu'à un seul bord ? Fouiller dans
les "affaires" des politiques !
Certes, mais pourquoi seulement à ceux de droite ?. Déterrer
les victimes du franquisme ? bien
sûr, mais, et les autres ? S'en prendre aux dictateurs ? Bravo !
Mais il n'y a pas que Pinochet ou
Videla, il y a aussi des Castro ou des Chavez !
Franco fit assassiner des milliers de personnes et bien sûr qu'il
faut le rappeler, mais il y en eut
beaucoup dans l'autre camp ! Et pour ne prendre qu'un seul exemple on
peut citer les 8000 prisonniers
"politiques" qui furent assassinés dans les banlieues
de Madrid. Dans le bas des documents donnant
l'ordre de "transférer" les 8 000 prisonniers "politiques"
....aux fosses communes des villages
entourant la capitale, figurait la signature de Santiago Carrillo, chef
de la Sécurité à Madrid
en 1936. Pourquoi le juge Baltazar Garzon n'a-t-il pas jugé nécessaire
de faire une d'enquête sur lui?
Pourquoi n'a-t-il pas crier au scandale quand il fut fait docteur honoris
causa (!!) par le gouvernement
de Rodriguez ? Pourtant peut-être pas coupable, mais responsable
!
Il veut réhabiliter la mémoire de ceux qui luttèrent
pour la liberté, la justice. C'est bien et même
très bien ! Quoi de plus normal ? La répression franquiste
fut impitoyable à la fin de la guerre.
Les jugements sommaires et les dénonciations souvent douteuses,
mais pour être juste il faudrait
étudier cas par cas, car parmi ces justes, il y a aussi des assassins,
des ignobles assassins.
Prenons le cas des "Tchekas" qui assassinèrent à
tout va, sans jugement, souvent sans aucune
raison, d'autres à la suite de dénonciations douteuses,
là aussi. 17 000 personnes furent
assassinées rien qu'a Madrid. A Barcelone, Simone Weil raconte
qu'une moyenne de 50 personnes
était assassinées chaque jour, sur la côte près
de Sitges ou au château ce Montjuich. Valencia,
fut aussi une ville sinistrement meurtrière. Et on ne peut énumérer
ici toutes les atrocités commises.
A côté, c'est vrai, d'autres personnes étaient là
pour défendre leur idéal, pour lutter pour la justice et
la liberté, mais on ne peut tout de même pas mélanger
les uns avec les autres.
Ce juge Baltazar Garzón parait quand même un grand peu partial
!
Autre question : pourquoi le gouvernement de Rodriguez a-t-il ressenti
le besoin de déterrer les morts ?
Pour les honorer, pour ne pas que le pays les oublie et pour que cela
ne puisse pas se reproduire
–entendait-on ce 25 avril. Il est impossible que ceux qui disent
cela soient de bonne foi. La vraie
démocratie ne voudrait-elle pas que, si on déterre les morts,
on les déterre tous. Ceux qui ont
été assassinés par la "droite", mais aussi
ceux qui le furent par la gauche. Cette loi de "memoria
histórica" n'est-elle pas faite pour culpabiliser la droite,
même si elle n'a plus rien à voir avec
le franquisme ?
Autre question. N'est-elle pas faite, cette loi, pour ramener vers elle
ces jeunes qui sont nés après
la guerre et qui n'en avait jamais entendu parler ? La façon dont
elle présente les choses est tout
à fait partiale. Jamais, elle ne prononce le moindre petit mot,
ni, montre le moindre petit remord
pour les atrocités commises au nom de la "liberté",
alors que sa liberté à elle étouffait celle des autres.
Autre question: La situation économique de l'Espagne est catastrophique,
tout juste devant la Grèce,
tout ce tapage n'est-il pas fait pour détourner l'attention de
l'électeur ?
Un autre tapage, on pourrait dire matraquage –car c'est un vrai
matraquage- tous les moyens sont bons pour s'attaquer à l'Eglise
catholique devient, lui aussi, suspect. N'est-ce pas, là aussi,
une façon de culpabiliser "l'ennemi" pour attirer les
électeurs à soi ?
Beaucoup de questions, pas de réponses !
Bien que cela n'ait rien a voir avec ce qui précède. Je
voulais présenter un "fait divers" que les
télévisions espagnoles nous ont passé et repassé
ce mois d'"avril 2010. Une agression d'une
violence inouïe, prise par les caméras de surveillance du
métro. On y voit un jeune agresser
un autre usager qui était assis tranquillement. On est saisi d'horreur
en voyant la scène tellement
les coups, de pîeds et de poings sont violents et sans que l'autre
soit en mesure de se défendre.
Les télés nous ont expliqué quils étaient
d'idéologies différentes et qu' ils avaient eu des différents
par internet.
Avant même qu'on nous dise de quel bord était l'agresseur,
j'en étais sûr et j'en aurais donner
ma main à couper. Je vous laisse le soin de le deviner. |